Le journal de Médard

Notes de lectures, dessins, photos, tweets… avec parfois des commentaires ;-)
Jan 27, 2013
Formé à Paris et à Belgrade, il n’a pas le droit d’exercer en France. Dégoûté par les recrutements marathons, il a fini par dévaluer son CV pour trouver un job.

« Je suis franco-serbe. Né en France, j’ai grandi à Paris et réussi le concours d’entrée en médecine à Paris VI. Pour des raisons familiales, j’ai du déménager en Serbie, où j’ai poursuivi mes études en médecine à l’université de Belgrade.

Après l’obtention de mon doctorat en médecine généraliste, je souhaitais intégrer une spécialité en chirurgie orthopédique. Mais le salaire offert à Belgrade était de 500 euros les quatre premières années, puis de 1 000 euros après.

Incité par ma copine française, qui trouvait inconcevable que je travaille pour un tel salaire, j’ai décidé de rentrer en France début 2012. Problème : le diplôme n’y est pas reconnu, alors qu’il l’est en Allemagne, en Espagne ou en Suède...

La France reconnaît les diplômes des médecins des autres pays de l’Union européenne et a des accords spéciaux avec ses anciennes colonies, mais c’est tout. »

Nemanja, médecin, bac+7 et réceptionniste dans un camping

Jan 26, 2013

Qu’est-ce que le domaine public ? Une première définition me vient alors à l’esprit : est dit du domaine public l’ensemble des biens qui ne peuvent être propriété privée. Par exemple, l’air que l’on respire est le modèle par excellence d’un bien appartenant par essence au domaine public. Mais, dans le droit, le domaine public est aussi un statut sous lequel sont placés les biens intellectuels, pour lesquels, au terme de leur durée de protection, il n’est plus nécessaire de demander une autorisation d’exploitation quelconque. Par exemple, « tomber dans le domaine public » se dit particulièrement des ouvrages littéraires et des autres productions de l’esprit ou de l’art, qui, après un certain temps déterminé par les lois et par les traités internationaux, cessent d’être la propriété des auteurs ou de leurs héritiers.

Le domaine public, réflexions

Jan 26, 2013

A mesure que la polémique autour des accords de numérisation de la BnF prend de l’ampleur et rebondit dans la presse générale, on voit apparaître un faisceau de positions révélant des différentes notables d’approches. Si la condamnation de ces partenariats public-privé est large, elle n’est pas non plus unanime. Cette gradation des points de vues est saine et légitime, mais il paraît important de bien cerner la nature exacte de ces nuances pour comprendre ce qu’elles signifient (…)

Un peu long, mais très intéressant !

Privatisation, expropriation, concession, commercialisation du domaine public : les mots ont un sens

Jan 26, 2013
La polémique sur les cachets des acteurs français ne doit pas masquer les carences du système français qui incite encore et toujours au piratage.

Lancé en octobre 2012, le tristement drôle blog J’voulais pas pirater entend souligner les “grandes et petites absurdités de l’offre légale” via les témoignages d’internautes déçus par les services français de VOD ou de musique en ligne. Un défouloir salvateur alors que la commission Lescure poursuit ses auditions pour réfléchir à l’avenir de la Hadopi et au financement des œuvres à l’ère du numérique. Ses propositions étant attendues pour fin mars, je me propose, comme les contributeurs du blog cité plus tôt, de faire part d’expériences qui justifient à mon sens totalement le partage de fichiers en 2013.

Comme beaucoup, c’est grâce au net que j’ai découvert l’artiste Sixto Rodriguez, chanteur et sujet de l’excellent documentaire Sugar Man. Petit rappel biographique : au début des années 70, l’artiste sort deux albums géniaux dignes de Bob Dylan. Gros bide aux Etats-Unis mais, contre toute attente – et surtout celle de Rodriguez, qui l’ignore -, ses disques cartonnent en Afrique du Sud où ils deviennent un objet de culte. Une histoire de dingue brillamment racontée par le docu de Malik Bendjelloul nommé aux Oscars et sorti en France fin décembre.

Pourquoi le piratage est encore indispensable en France en 2013

Jan 26, 2013
Six ans après qu'Universal a demandé à YouTube de retirer la vidéo d'un bébé qui dansait dans une cuisine, au motif que la chanson diffusée dans cette cuisine lui appartenait, l'affaire vient d'être renvoyée devant un jury populaire

Universal contre les bébés !

Qui aurait cru que l'affaire irait aussi loin ? En 2007, Universal Music avait provoqué le premier véritable scandale d'abus de droits d'auteur sur Internet en demandant à YouTube de retirer la vidéo d'un bébé dansant dans sa cuisine sur une chanson de Prince, pourtant largement inaudible. La maman qui avait filmé son bambin, Stephanie Lenz, avait décidé de contre-attaquer en demandant l'aide de l'Electronic Frontier Foundation (EFF), pour porter plainte contre Universal Music.

Elle estime en effet que la maison de disques a abusé de ses droits de propriété intellectuelle en négligeant le droit à une "utilisation équitable" (fair use) de la musique, et qu'elle l'a fait en portant atteinte à sa liberté d'expression et de communication.

La folle affaire d'Universal contre le bébé qui danse ira devant un jury

Jan 26, 2013
la justice a condamné « le seul agent de la CIA qui va être emprisonné en raison de ce programme de torture, sans avoir torturé personne. »

Pour avoir divulgué le nom d’un collègue impliqué dans des interrogatoires musclés dans les prisons secrètes de la CIA, un ancien agent de la CIA est condamné à 30 mois de prison.

John Kiriakou avait dénoncé cette pratique de la CIA, qui avait été assimilée à de la torture (…)

30 mois de prison pour un agent de la CIA

Jan 26, 2013
Pour les fans de Harry Potter (et du droit)

(…) Le sommeil quittait progressivement le corps d’Harry. Revenant doucement à l’état conscient, comme le plongeur remonte vers la surface du lac, il se tortilla quelques minutes sous sa lourde couette. Les nuits d’hiver étaient rudes à Poudlard : il n’est pas aisé de chauffer 50 km² de château écossais, même par magie. Mais, sortant brutalement de sa douce torpeur, le jeune étudiant se redressa, comme frappé par la foudre. La gorge étranglée par la peur, il laissa échapper un cri : « MERDE, CE MATIN, Y’ A DROIT CIVIL ! ». Depuis plusieurs siècles, en effet, la vénérable École des Sorciers avait compris toute l’importance qu’il y avait à prodiguer à ses élèves de solides connaissances juridiques. Comme le magicien, un bon avocat est capable de transformer la réalité en usant uniquement du Verbe. D’une étagère proche, le Code civil apprivoisé d’Harry prit son envol, et vint se lover dans le cou de l’orphelin avant d’émettre d’affectueux gloussements. Harry avait choisi cet exemplaire à la couverture d’un blanc nacré, repéré parmi les nombreux individus proposés à la vente par les éditions Maggoz. « Dépêchons-nous, Hedwige, il ne faut pas être en retard », pressa Harry, appelant l’ouvrage du nom qu’il lui avait choisi lors de leur première rencontre (…)

"Tous gardiens du Code civil" (1ère partie) | Un peu de droit

Jan 26, 2013
On présente comme une mesure révolutionnaire ce qui relève du simple bon sens ;->

(…) tous décident d'un numerus clausus qui fait aujourd'hui figure de laboratoire. Un rapport parlementaire publié mercredi envisage "si nécessaire" d'appliquer cette mesure pour endiguer la surpopulation carcérale, à l'origine de multiples tensions et souvent de violences (…)

Pour réduire la population de la maison d'arrêt, qui avait culminé en 2004 à 300% d'occupation, une limite "humainement acceptable" est fixée, initialement, à 154 détenus pour 104 places.

Parquet et juges d'application des peines (JAP) utilisent tous les leviers pour la respecter, concentrant leurs efforts sur les peines de moins de 6 mois qui représentent 60% des condamnés: conversion en "jours-amende", bracelet électronique, facilités dans les réductions de peine, semi-liberté, libération conditionnelle (…)

A Valence, les magistrats assument une "schizophrénie" qu'ils refusent de trancher à la place du législateur : le parquet requiert à l'audience sans tenir compte de la capacité des prisons ; et les juges prononcent en correctionnelle des peines fermes que les JAP aménageront ensuite.

Valence, pionnier du numerus clausus en prison

Jan 24, 2013
Ce n’est pas une fuite des cerveaux, c’est juste que les cerveaux n’ont pas d’autres choix !

Connaissez-vous Boston, ses rues chargées d’histoire, de mythes et de… post-doctorants francais? Chaque jour, ils sont des milliers, venus du monde entier, à franchir les portes de leur laboratoire en espérant mener à bien leur projet. Mais parmi eux, de plus en plus de chercheurs portent désormais d’autres espoirs: celui de pouvoir (enfin) rentrer au pays – sans renoncer à leur profession. Dans la conjoncture actuelle, les Français se sentant « pris au piège » sur le territoire américain ne font pas exception : «L’Hexagone fait partie des pays européens où les opportunités professionnelles se font extrêmement rares dans le domaine de la recherche»,

En “post-doc”, je suis bloqué aux Etats-Unis

Jan 24, 2013

Une révélation extraordinaire : la rupture du barrage de Malpasset en 1959 ne serait pas un accident, mais un attentat terroriste !!

Vous avez encore quelques jours pour voir l'émission d'ARTE (42e minute) "Le long chemin vers l'amitié"*

Mais, tout de même, pourquoi le FLN n'a-t-il pas revendiqué cet attentat ??

Additif

Jamais la possibilité d'un attentat n'avait été évoquée. Les coupures de presse de l'époque et les longs comptes rendus des procès n'en font nulle part mention. L'historien Benjamin Stora, spécialiste français de la guerre d'Algérie, émet de sérieux doutes.

Effectivement, les anciens responsables du FLN n'ont jamais évoqué une telle action…

Catastrophe de Fréjus : Benjamin Stora ne croit pas à la théorie de l'attentat


La chaîne de télévision Arte a fait une révélation surprenante, passée inaperçue, dans un documentaire allemand diffusé mardi à 22 heures (…) Selon les services secrets d'Allemagne de l'Ouest, la rupture du barrage de Malpasset, qui a fait plus de quatre cents morts à Fréjus, le 9 décembre 1959, aurait été provoquée par un attentat du FLN (…)

Mais d'après ce documentaire – réalisé par la chaîne régionale allemande WDR, et qui se fonde sur des archives des services secrets allemands, de la RFA et de la Stasi –, des activistes algériens du Front de libération nationale (FLN) seraient à l'origine de cet accident, un attentat, donc. Des historiens allemands ont trouvé des documents prouvant que l'agent ouest-allemand Richard Christmann aurait prévenu sa hiérarchie sur le lieu et la date de cet attentat, mais que les services du renseignement allemands auraient décidé ne pas prévenir leurs homologues français (…)

Selon Arte, la catastrophe de Fréjus serait un attentat du FLN